mardi, 17 mai 2011
Etre ou ne pas Etre Palace ...
Pour la première fois en France, la distinction « palace », qui est une marque « d’excellence à la française », a été décernée, hier, par le jury de la sélection, à huit hôtels de luxe, qui ne sont autres que : à Paris, le Plaza-Athénée, Le Bristol, le Meurice, le Parc Hyatt Vendôme puis l’hôtel du Palais à Biarritz, les Airelles et Cheval Blanc à Courchevel et le Grand Hôtel Cap Ferrat à Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Il y avait 130 candidats, et notamment certains grands hôtels : le George V et le Ritz à Paris, le Negresco à Nice. Ces derniers n'ont pas été retenus.
Pourquoi ? Il fallait répondre à des critères bien précis et d'autres plus « subjectifs » comme la permanence et la rapidité du service, la taille de la chambre, une équipe multilingue, un spa, l'excellence de la restauration, l'histoire ou l'architecture exceptionnelle du lieu. Ces critères ont été décrétés par l'organisme de promotion touristique Atout France.
L’enjeu de cette distinction est de valoriser la place des hôtels de luxe sur la scène internationale où la concurrence est de plus en plus exacerbée à l’étranger, notamment avec les ouvertures récentes d’hôtels luxueux gérés par les opérateurs asiatiques comme le Shagri-La et le Royal Monceau. Le label Palace est attribué pour 5 ans.
23:32 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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dimanche, 15 mai 2011
Evénement au Château de Vaux-le-Vicomte ....
Le samedi 21 mai, parez-vous pour aller au grand bal costumé donné au château de Vaux-le-Vicomte. C’est un bal organisé à l’occasion du 350e anniversaire du château, trois siècles et demi après la somptueuse fête que Nicolas Fouquet donna le 17 août 1661. Cette soirée est une invitation au voyage de l’art de vivre à la française dont Fouquet fut le précurseur à Vaux. Les invités auront le privilège de dîner sur la terrasse des Communs Ouest avec une vue imprenable. Une atmosphère pleine de charme et d’exception qui scintillera sous les milliers de bougies.
Des danseurs et musiciens de la compagnie Fêtes Baroques ouvriront le bal. Une occasion unique de venir apprendre quelques pas de danse de l’époque aux sons des violons et du clavecin. Le Dj et animateur sur Radio Nova prendra ensuite le relais sur une ambiance musicale plus contemporaine.
Pour clore la soirée, un grand feu d’artifice, mis en musique par Pierre-Emmanuel Gelis, sera tiré vers 1 h du matin depuis la statue d’Hercule. Un programme festif inoubliable pour les inconditionnels des plus belles fêtes. La location de costumes et accessoires se fait sur place.
La réservation est obligatoire pour participer au grand bal costumé sur www.vaux-le-vicomte.com, par email : château@vaux-le-vicomte.com ou par téléphone au 01 64 14 41 90.
00:07 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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lundi, 09 mai 2011
9 Mai Journée de l'Europe
Et oui, en France nous avons le 14 Juillet et pour l'Europe nous avons le 9 Mai!! Le savez-vous ? peut-être pas mais vous n'êtes pas seul dans ce cas là. Pendant mes années passées au Parlement Européen des Jeunes, je n'ai jamais manqué une occasion de célébrer cette journée et d'informer mon entourage et le grand public sue la signification de cette date.
Cette journée est toute aussi importante que toutes les fêtes nationales de l'Europe réunies. Pour cela, il faudrait le 9 Mai devienne un jour férié au même titre que toutes les fêtes nationales. Il me parait important de célébrer une journée qui symbolise la paix et l'Union de nos peuples européens.
Il faudrait aussi organiser un événement de grande ampleur comme cela s'organise de temps en temps le 14 juillet. Un événement est un formidable moyen de célébrer une date importante, de réunir sous une forme conviviale les populations, et de faire passer des messages. Certes, la RATP pavoise ses bus de drapeaux européens, la Mairie de paris rassemble les associations européennes sur le parvis mais qui a pu entendre parler de cette journée ! Seul, un événement européen relayé dans chaque pays de l'Union Européenne permettrait de sensibiliser les populations à cette journée et permettrait de parler de l'Europe sous une forme plus conviviale.
Quant à moi, je serais ravi de participer à un tel événement... peut-être un jour ...
Informations sur la Journée de l'Europe:
Elle est fêtée chaque année le 9 mai dans tous les pays de l'Union européenne. Cette date a été choisi en souvenir de la déclaration du Ministre des Affaires étrangères français Robert Schuman qui, à l'instigation de Jean Monnet alors Commissaire général au Plan, proposa le 9 mai 1950 aux pays européens qui s'étaient combattus en 1914-18 et en 1939-45 de gérer en commun leurs ressources de charbon et d'acier dans une organisation ouverte aux autres pays d'Europe qui le souhaiteraient.
Chaque année les associations, les écoles et les citoyens se mobilisent pour célébrer la Journée de l'Europe. Le 9 mai est chaque année en France l'occasion de très nombreuses manifestations de plus ou moins grande envergure, organisées dans les villes et dans les écoles, à l'initiative des associations, des enseignants, des collectivités locales...
Voici de très belles affiches réalisées à l'occasion du 9 MAI.


21:45 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe |
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dimanche, 01 mai 2011
Le tourisme en Europe
Le tourisme ne figure pas au nombre des matières communautarisées et il n’y a donc pas de politique commune du tourisme.
Depuis la fin des années 90, chacun s’accorde à reconnaître l’importance du tourisme, comme secteur économique générateur d’emplois, connaissant un fort taux de développement et capable de contribuer aux objectifs du Conseil européen de Lisbonne (23-24 mars 2000) qui sont de faire de l’Europe l’économie la plus compétitive et la plus dynamique du monde, fondée sur l’innovation et la connaissance.
Une politique de coopération s’est donc mise en place sous l’impulsion de plusieurs présidences (portugaise, française, belge, espagnole et grecque) et de la Commission européenne, grâce à l’action d’une Unité tourisme au sein de la Direction générale Entreprises. Cette politique a été consacrée par l’adoption par le Conseil d’une Résolution sur l’avenir du tourisme européen le 21 mai 2002.
Les enjeux
L’Europe est la région touristique la plus visitée au monde. Le volume du tourisme en Europe devrait doubler à l’horizon 2025 et l’Europe restera l’un des principaux marchés pour le tourisme à destination d’autres parties du monde. Le tourisme est l’un des secteurs les plus prometteurs de l’économie européenne. Au niveau de l’UE, cette activité concerne globalement plus de deux millions d’entreprises qui emploient 7,7 millions de personnes, chiffre qui, selon les estimations, devrait augmenter de quelque 15% dans les prochaines années. En 2001, l’industrie du tourisme a fourni 5% du PIB de l’UE, ce chiffre s’élevant à plus de 12% si l’on tient compte de l’économie du tourisme au sens large.
Toutefois, selon les statistiques de l’Organisation mondiale du tourisme, l’Europe perd tendanciellement des parts de marché. Le pourcentage qui lui revient dans les arrivées de touristes internationaux a diminué de 7% en vingt ans et selon les prévisions cette tendance pourrait se poursuivre.
Le tourisme européen est confronté au défi de son développement durable, c’est à dire d’une croissance qui garantisse la compétitivité et respecte les limites de ses ressources de base et la capacité de régénération de ces ressources.
sources : Ministère du tourisme
21:36 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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mercredi, 20 avril 2011
ENTRETIEN AVEC ALEXIS KRYCEVE
Alexis Kryceve est directeur associé d'ALTER ECO (http://www.altereco.com/Bienvenue.php). Voici son témoignage sur le commerce équitable :Qu'est-ce Alter Eco ? Une ONG, une société ?
Une société anonyme. Des petits investisseurs privés de tous horizons, un fonds éthique de valeurs non cotées (ESFIN participations), et quelques institutionnels (Creagro, Unigrains, Siparex…)
Quelle est ta définition du commerce équitable?
Le commerce équitable est une autre façon de faire du commerce (celle qui aurait toujours du être ?), en réintroduisant l’homme au cœur des échanges. Le but est, grâce à des conditions commerciales avantageuses, de permettre à des communautés de petits producteurs dans les pays du Sud (Tiers Monde) de se développer. Le commerce au service du développement ! Contrairement au commerce conventionnel qui entraîne un appauvrissement des populations du Sud puisque les producteurs vendent à perte. Par exemple, le cours mondial actuel du café est le même que celui de 1973… alors que le coût de la vie et des intrants n’ont cessé de croître pendant ce temps. C’est ce qu’on appelle la détérioration des termes de l’échange…
Nous travaillons en priorité avec les plus défavorisés, dans une approche solidaire et durable. Nous payons un prix juste, au-dessus du prix de revient ! Nous travaillons de la façon la plus directe possible, nous préfinançons les commandes à hauteur d’au moins 50%, nous nous attachons à privilégier des ingrédients et des savoir-faire locaux, des traditions. Nous nous engageons dans la durée, nous travaillons avec des coopératives ou des associations de producteurs organisées de façon transparentes et démocratiques…
Peut-on faire du commerce équitable dans son propre pays? Après tout, en France, il y a aussi des petits producteurs fermiers.
Commerce d’un principe identique avec les pays du Nord, pourquoi pas, la situation des producteurs de lait ou de vin en France est préoccupante bien sûr. Cependant, attention à la confusion. Les raisons des situations respectives des paysans du Nord et du Sud ne sont pas les mêmes, et le critère n°1 du commerce équitable est de travailler en priorité avec les plus défavorisés. Les producteurs avec lesquels nous travaillons touchent entre 100 et 500 dollars par an, n’ont pas la possibilité de scolariser leurs enfants, n’ont pas accès aux soins, à l’éducation, au marché, ont une espérance de vie de 50-60 ans, n’ont pas de subventions… Parfois les intérêts respectifs des paysans du sud et du nord sont directement en opposition : conservation ou suppression des quotas, des subventions dans les pays du nord. Si on appelait commerce équitable un commerce Nord-Nord, on donnerait de plus la possibilité à des gens peu scrupuleux de faire du commerce équitable en allant chercher des produits pas très loin, et de bénéficier des retombées de ce concept porteur. Du coup, risque de se détourner des producteurs du sud qui sont les plus en difficulté et ont besoin d’un accompagnement et de débouchés à long terme, et donc échec de l’objectif initial.Cependant des initiatives Nord-Nord existent, je les soutiens bien sûr, il s’agit de mouvements citoyens, éthiques à encourager. On parle généralement dans ce cas de commerce solidaire. C’est un autre métier, complémentaire.
En quoi le commerce équitable est au cœur du développement durable ?
Les critères du commerce équitable sont des critères de développement d’ordre économique, social et environnemental. Le but est de mettre en place les conditions d’un développement durable, pérenne des communautés avec lesquelles nous travaillons. De plus, les exemples d’initiatives de développement durable sont souvent principalement environnementaux. Le commerce équitable présente l’intérêt de s’appuyer sur les trois piliers du développement durable, et donc d’être l’illustration la plus complète, la plus poussée et la plus aboutie d’initiative de développement durable.
Pour toi, le développement durable, c'est une utopie, un business, ou une opération de communication pour les grandes entreprises?
Ces choix ne sont pas glorieux… Non, pour moi c’est un domaine assez vaste et non structuré mais ça n’est pas grave. C’est une somme d’initiatives individuelles ou collectives qui doivent permettre de « changer le monde » et « changer notre rapport au monde ». Elles sont toutes à encourager ! Tant qu’on ne « triche » pas. Le développement durable est en train de trouver ses lettres de noblesse et a un avenir prometteur car les acteurs du marché comprennent que c’est une source sans fin de création de valeur, d’emplois… pour les entreprises. Lorsqu’on sort du discours moralisateur « Ce n’est pas bien, il faut changer sinon le ciel va vous tomber sur la tête », mais que l’on dit « Allez-y, innovez, trouvez des solutions alternatives, vous vous différencierez, vous ferez des économies et vous serez plus performants », là, on commence à gagner. Il y a énormément d’exemples. Le bouquin « 80 hommes pour changer le monde » écrit par Mathieu Le Roux est rempli d’illustrations. Il y a aussi la problématique pétrole qui est intéressante avec la flambée des cours. On voit déjà le discours sur les énergies renouvelables évoluer. On passe de « C’est gentil, ce truc, c’est pour les associations militantes et quelques allumés » à un axe qui peut devenir vraiment stratégique. Certaines entreprises, si elles prennent une longueur d’avance dans ce domaine, peuvent vraiment prendre des parts de marché significatives. Idem pour nos produits en magasins. Au début c’était : « C’est quoi ces produits, ça va se vendre comme un cercueil à deux places ». Les mêmes qui tenaient ces propos dans les magasins plébiscitent aujourd’hui les produits à fond et réclament des animations car ils voient que ça marche fort et que les clients sont fidélisés.
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21:33 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage |
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samedi, 01 janvier 2011
Au 53 rue de Tocqueville, Paris 17 !!!
Bonjour,
Il y a quelques temps, je vous présentais Alexis KRYCEVE, d'Alter Eco. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter Guillaume HERMITTE, le fondateur de PUERTO CACAO, Atelier de chocolat authentique & équitable. J'ai fait la connaissance de guillaume dans son magasin à l'occasion d'une journée d'étude sur le développement durable. Je vous invite à découvrir sa boutique pour y savourer un excellent chocolat chaud ou pour offrir en cette fin d'année d'excellents chocolats dans votre entourage.
LD :Quel est ton parcours et comment est né ton projet Puerto Cacao?
GH: J'ai aujourd'hui 26 ans, et viens d'obtenir il y a un an mon diplôme de l'ESSEC MBA. Après y avoir passé quelques 5 ans, et fait des stages à l'étranger (Venezuela, Mexique) qui m'ont éveillé sur un certain nombre de réalités sociales inquiétantes, j'ai un jour visité une chocolaterie qui m'a beaucoup inspiré, et qui a fait naître en moi le désir de créer ma propre chocolaterie.
Dès le début, il s'agissait pour moi de mettre en place un concept et des produits encore inconnus en France, mais surtout de mettre en oeuvre une démarche de responsabilité sociale la plus complète possible. Ce qui comprenait notamment le fait de faire du commerce équitable, et d'entrer dans ce cadre en contact direct avec des producteurs de cacao pour être au coeur des problématiques concrètes du commerce équitable.
Au retour de ce voyage qui m'a inspiré, en avril 2005, j'ai profité de ma dernière année à l'ESSEC pour préparer l'ouverture de ma première boutique (études de marché, cours d'entrepreneuriat, création d'un business plan, levées de fonds...) et j'ai fini par ouvrir en octobre 2006 (soit 15 jours après le remise de mon diplôme et après 18 mois de préparation) ma boutique : PUERTO CACAO, au 53 rue de Tocqueville, Paris 17.
LD: Quel est le regard de vos clients sur votre boutique ? de vos partenaires et de vos fournisseurs?

GH: Les clients ont un regard très bienveillant et très positif sur notre boutique. D'une part, de nombreux compliments nous ont été faits sur la manière dont nous avions réalisé un grand nombre de choses (décor, fournitures, mise en valeur des produits...), et d'autre part, nombreux sont ceux qui nous affirment que notre concept va marcher, et que l'on travaille déjà très bien. Ce n'est pas complètement, faux, même si la plupart d'entre eux ignorent tout des difficultés que j'éprouve aujourd'hui, 13 mois après l'ouverture, pour faire flotter ma barque.
Nos partenaires financiers et opérationnels les plus proches sont pour la plupart des structures fortement engagées dans le secteur de l'économie sociale et solidaire (CIGALES, Garrigue, La NEF, La Table de Cana - traiteur d'insertion) et il me semble que toutes portent sur nous un regard optimiste. Mon banquier m'a révélé dernièrement, alors que je cherche à faire financier par crédit du préfinancement de commande pour mes producteurs de cacao (soit du pur BFR et sans garantie - une hérésie pour une banque), que la manière dont les relations se déroulaient entre PUERTO CACAO et ses partenaires financiers avaient permis de tisser une forte relation de confiance. C'est agréable à entendre, et surtout, cela me laisse à penser qu'a priori ils devraient nous prêter cet argent...
LD: Comment êtes-vous sûr d'être équitable au sein de vos fournisseurs ? J'imagine qu'au sein d'un même village vous devez faire des choix de partenaires. Il y a donc des heureux et des moins heureux...

GH: Pour la plupart de nos fournisseurs en France, la question ne se pose que très peu dans le mesure ou nous sommes contraint de nous fier aux labels existants, essentiellement Max Havelaar.
Pour nos producteurs de cacao, nous sommes en plein dans cette problématique dans la mesure ou notre croissance va entrainer une augmentation nécessaire du nombre de participants au sein de la structure locale d'exportation de cacao. Et les critères d'acceptation de nouveaux entrants vont être délicats à peser. La confiance en la personne constitue le premiere de ces critères. La fiabilité de la personne est essentielle. De même que la qualité de son travail. Puis viennent ensuite le niveau de ses ressources des personnes, (bien que dans la zone du Venezuela avec laquelle nous travaillons il n'existe que des micro producteurs morcelés et avec très peu de ressources, ce qui en fait un critère peu discriminant) ainsi que son désir de rejoindre une structure nouvelle ou la transparence est exigée.
La présence d'une structure tierse, à but non lucratif, qui joue à la fois le rôle de contrôleur du respect des obligations des producteurs envers moi, mais aussi le rôle de coordinateur des projets de développement, me permet d'avoir plus de certitudes quant à "l'équitabilité" de nos relations.
En quoi le commerce équitable est au cœur du développement durable ?

Le commerce équitable est une forme de commerce qui valorise la place de l'homme au sein des échanges commerciaux, s'appuie sur des mécanismes de coopération et d'accompagnement étroit avec des producteurs défavorisés de PED, et s'évertue à aller au delà d'un certain nombre de contraintes géographiques, éducatives, matérielles... tout en cherchant à respecter des mécanismes simples de l'économie de marché, à savoir compétitivité finale des prix, effort sur la qualité des produits... Par ailleurs, au delà du travail de développement social qui est mené avec les producteurs en question, les question environnementales sont aussi très souvent au coeur des problématiques de commerce équitable.
Parce qu'il s'appuie sur ces trois piliers, que sont l'économie, l'humain et l'environnement, il est un outil fondamental de la démarche globale de développement durable.
Quelle est ta définition du commerce équitable?
J'ai essayé d'en donner des traits ci dessus mais en une phrase, "le commerce équitable est un partenariat économique, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont le but est de commercialiser des produits à la qualité croissante, et dans une perspective d'une plus grande équité dans les échanges commerciaux".
Pour toi, le développement durable, c'est une utopie, un business, ou une opération de communication pour les grandes entreprises?
Ça dépend des jours :-)
Au fond de moi, c'est une philosophie de vie (une hygiène de vie presque) qui, par un grand nombre de gestes simples, nous permettrait de générer un développement économique et social plus harmonieux et plus soucieux de la planète. Et j'insiste sur la notion de "geste simple", que ce soit ne tant que particulier, ou bien en tant que professionnel, maillon d'une structure plus importante, qui reste dans une optique de faire du business. ET d'ailleurs, pour les entreprises, je suis persuadé que le développement durable, plus qu'une contrainte, finira par être une véritable source d'opportunité commerciales.
Dans les fait, je ne peux pas m'empêcher de voir que c'est une très belle opération de comm pour les grandes entreprises. Et dans le cas de certaines, cela m'énerve profondément.
Et dans mes jours tristes (lorsque je n'ai pas mangé assez de chocolat), je me dis que c'est une utopie, qui se trouve bien loin des préoccupation bien terre à terre de tout un chacun, comme la sécurité ou la propriété matérielle.
11:50 Écrit par Laurent DELPORTE | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Alexis Kryceve est directeur associé d'ALTER ECO (
Commerce d’un principe identique avec les pays du Nord, pourquoi pas, la situation des producteurs de lait ou de vin en France est préoccupante bien sûr. Cependant, attention à la confusion. Les raisons des situations respectives des paysans du Nord et du Sud ne sont pas les mêmes, et le critère n°1 du commerce équitable est de travailler en priorité avec les plus défavorisés. Les producteurs avec lesquels nous travaillons touchent entre 100 et 500 dollars par an, n’ont pas la possibilité de scolariser leurs enfants, n’ont pas accès aux soins, à l’éducation, au marché, ont une espérance de vie de 50-60 ans, n’ont pas de subventions… Parfois les intérêts respectifs des paysans du sud et du nord sont directement en opposition : conservation ou suppression des quotas, des subventions dans les pays du nord. Si on appelait commerce équitable un commerce Nord-Nord, on donnerait de plus la possibilité à des gens peu scrupuleux de faire du commerce équitable en allant chercher des produits pas très loin, et de bénéficier des retombées de ce concept porteur. Du coup, risque de se détourner des producteurs du sud qui sont les plus en difficulté et ont besoin d’un accompagnement et de débouchés à long terme, et donc échec de l’objectif initial.