dimanche, 13 mai 2007

Récents propos sur la Constitution européenne

M. Jo Leinen (Président de la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen)
« Nous n'espérons qu'une chose du prochain Président [français] : qu'il ne bloque pas le compromis sur le fond et la forme de la Constitution que prépare la Chancelière pour relancer la machine européenne. »
Le Figaro
23/4/07
M. Romano Prodi (Premier Ministre d'Italie)
« La base de départ [des négociations] est le Traité signé à Rome en octobre 2004 -qui est déjà, en lui-même, un gros effort de compromis (...).
Je souhaite le dire clairement : mon pays n'est pas disposé à tout accepter, à souscrire à n'importe quel compromis ».
Il Sole 24 Ore
3/4/07
«Si nous ne parvenons pas à résoudre ce problème, l'alternative d'une Europe à deux vitesses deviendra inévitable ».
Anza
3/5/7
Jose Socrates (Premier Ministre du Portugal)
« La position de mon gouvernement est d'organiser un référendum sur le Traité constitutionnel (...).
La priorité de mon gouvernement est de trouver un consensus autour de la substance du Traité. Il n'y a pas d'autre priorité que celle-là. »
Reuters
27/4/07
(NB : le Portugal assure la Présidence de l'Union européenne à partir du 1er juillet 2007).
Guy Verhofstadt (Premier Ministre belge)
L'Union européenne a besoin d'un nouveau Traité. Or, elle en a un sous la main signé par 27 Chefs d'État et ratifié par 18 pays. Il est donc inacceptable de le laisser tomber Un mini-Traité ne serait pas la solution car il ne fournirait pas les instruments nécessaires (...). Il faut sortir de la crise par le haut et non par le bas.
Il propose donc un « Traité Plus » avec quatre éléments ajoutés : moins de vote à l'unanimité, plus de politiques socio-économiques, plus de défense européenne et un mécanisme d'opt-out en cas de révision des Traités.
Europolitique
24/4/07
Jose Manuel Barroso (Président de la Commission européenne)
« Notre préférence va clairement vers le maintien du plus possible d'éléments de la Constitution tels qu'ils sont. Je suis partisan d'une approche prudente vis-à-vis de la réouverture de dispositions [de la Constitution]. »
EU Observer
18/4/07
Tony Blair (Premier Ministre de Grande-Bretagne)
« Nous devons faire un pas en arrière et renoncer à un Traité constitutionnel (...). J'ai signé le Traité constitutionnel. Nous aurions pu vivre avec. Mais maintenant, nous devons tenir compte de la nouvelle réalité des « non » néerlandais et français. »
Le Monde
20/4/07

dimanche, 10 juillet 2005

Le projet de Constitution n'est pas mort....

Le Luxembourg se prononce aujourd'hui sur le projet de Constitution européenne .

Depuis le non français et le non des Pays Bas, voici les pays qui ont dit oui :

  • Chypre
  • Lettonie
  • Malte

 

Affaires à suivre...

LAurent

lundi, 06 juin 2005

Prochaine ratification du traité constitutionnel ...

Le 29 mai et le 1er juin 2005, la France et les Pays-Bas ont - par voie référendaire - refusé de donner à leurs gouvernements l'autorisation de ratifier le projet de Constitution européenne.


Le 2 juin 2005, le Parlement de Lettonie s'est prononcé en faveur de la ratification par 71 voix en faveur du traité contre 5 (et 6 abstentions).


A ce jour, 11 Etats membres (en incluant la Belgique où les instances fédérales se sont déjà prononcées), représentant 51.42 % de la population européenne ont donc ratifié la Constitution.

Les prochaines ratifications auront lieu :


- à Malte, en juin 2005 (Parlement),

- à Chypre le 30 juin 2005 (Parlement),

- au Luxembourg le 10 juillet 2005 (référendum),

- au Portugal, le 9 août 2005 (référendum).

lundi, 30 mai 2005

NON !!!

C'est clair, c'est non.

Nous sommes le 29 mai 2005 mais je ne sais pas pourquoi, mais en écoutant la télévision et les interventions des politiciens de droite comme de gauche, en faveur du oui ou du non, j'ai l'impression de me retrouver un certains 21 avril.

Je suis inquiet, chacun pense à son siège, à sa future carrière politique. On se critique dans tous les sens et on se coupe la parole toutes les 20 secondes !! Ce n'est pas très intéressant. Pour moi, le non vient de l'absence d'informations, d'explications, de tous les politiciens depuis de nombreuses années. Attendre les 6 derniers mois pour parler d'Europe ne suffit pas. Ils n'ont donc rien compris.

L'Elargissement de l'Europe, est resté un non-événementt aux yeux des français et aucun événement n'a été organisé pour montrer tout son importance. On est capable de créer une énorme piste d'athlétisme sur les champs Elysées le temps d'un week-end pour les JO, mais rien pour parler de l'Europe.

On est capable de recevoir en grande pompe le Président de la Chine et de sensibiliser ainsi les Français à l'ouverture de notre pays vers la Chine mais on ne fait rien pour parler de l'Europe.

Ce n'est pas étonnant que les Français aient peur de la Turquie, ou de tout autre élargissement. Les Médias avaient un rôle à jouer. Comment peut-on accepter le manque d'informations européennes sur les JT. Il est grand temps de s'ouvrir vers l'extérieur, de comprendre ce qui se passe ailleurs, d'étudier les réussites et les échecs des uns et des autres. Il faudrait que chaque sujet soit traité à l'échelle européenne.

Le Non est un cumul d'un manque d'intérêts aux questions européennes. Utiliser les 6 derniers mois pour parler d'Europe n'auront pas suffit pour expliquer les réels enjeux de la Construction européenne. L'élite, les associations européennes qui vivent pleinement la construction européenne au quotidien n'ont pas vu le décalage s'installé. Ce n'est pas faute de l'avoir signalé aux plus grand politiciens. C'est bien de présenter ses idées devant les étudiants de Science Po ou devant des clubs parisiens mais il aurait fallut le faire davantage dans les lycées professionnels, auprès des jeunes travailleurs, dans les villages, bref sur le terrain!! Bien souvent, les réunions politiques dans les villes rassemblent uniquement les militants du parti. Ces réunions devraient intéresser tout le monde.

Il faut vraiment revoir sa copie mais que font-il pour changer la situation?

Il parait d'après les sondages que 60 % des jeunes de moins de 25 ans ont voté NON. Je ne suis pas étonné. Personne ne les écoute et on ne les comprend pas. De plus, on les ignore bien souvent. Rappelez-vous les dernières élections européennes!! Il n'y pas eu un seul jeune en position éligible. Les partis politiques les utilisaient bien souvent pour les mettre en fin de liste, vous savez, à la place du remplaçant du remplaçant!!! S'il y avait plus de jeunes en politique à de vrai poste, la situation serait toute autre! Imaginez ce qui se serait passé s'il y avait une dizaine de jeunes français député européen !!

30 % d'abstention pour le référundum, cela reste encore énorme!!! Un espoir, aujourd'hui, les Français vont être plus attentifs à l'Europe, et s'y intéresser, n'est-ce pas ?.....

Laurent

samedi, 28 mai 2005

Il n'y a pas de plan B !!!

Jean Asselborn, Président du Conseil de l'UE a déclaré :


" Le 29 mai sera une journée très importante pour la France et pour l'Europe. Beaucoup de gens impliqués dans la construction européenne ont participé en France pour encourager les Français à aller voter et à voter pour l'Europe. Nous avons fait notre travail, maintenant c'est aux Français de décider" .


La Présidence luxembourgeoise n'a pas de "plan B" car elle est "persuadée que 52, 53 ou 54% des Français vont dire oui".

Le Président du Parlement européen a notamment déclaré au sujet du projet de Constitution européenne :


- "Ne faites pas payer à l'Europe les conséquences des querelles politiques franco-françaises !".


- "Depuis le débat passionné sur le Traité de Maastricht en 1992 (...). La France a d'une certaine manière "décroché" de l'Europe". (...) tout se passe comme si, (...), la France s'était en quelque sorte mise en retrait du débat sur l'avenir de l'Union".


- "L'élargissement n'a pas été expliqué aux citoyens européens". L'enjeu était historique, (...) et les gouvernements se sont exonérés d'un débat qui aurait sans doute été nécessaire. On mesure aujourd'hui les conséquences d'une telle décision".


- "L'Europe s'est bâtie sur le marché depuis un demi-siècle. Je m'étonne que certains puissent y voir, non seulement un danger, mais une grande nouveauté".


- "Il n'existe aucun plan B. Soit on accepte le traité tel qu'il est, soit on le rejette, mais il n'est pas question de rafistolage. C'est à prendre ou à laisser, en entier !".

jeudi, 26 mai 2005

Tribune dans LIBERATION



Je vous invite à découvrir le manifeste :

Avoir 30 ans et rêver d'Europe

Singulièrement absente du débat actuel, la jeune génération doit appuyer la Constitution pour bâtir l'avenir!

Signataires : Medhi Ababou, militant PS, Nadia Aderkichi, juriste, Clémence Boulouque, romancière, Laurent Delporte, ancien président du Parlement européen des jeunes, Geoffroy Didier, avocat, Maud Fontenoy, sportive, Oriane Garcia, fondatrice de Cara, ...

Lire la suite, cliquez-ici

Lettre d'un ami allemand

Lettre aux Français d'un ami Allemand

Merci chère Union européenne, merci pour tout ce que tu nous as apporté en ces 50 ans. Merci pour la prospérité économique, merci pour la stabilité politique, merci pour la paix et l’amitié avec nos voisins... Mais maintenant, chère Union européenne (UE), c’est fini, nous ne voulons plus de toi !

C’est bien l’impression que l’on peut avoir ici, de l’autre côté du Rhin, de l’opinion française en lisant le journal ces
jours-ci. Or, ayant suivi de près le débat en France, je sais très bien qu’il n’en est pas ainsi.

Cependant, l’amalgame avec des sujets de politique nationale, le jeu stratégique des partis et hommes politiques et leurs propagandes truffées de mensonges expliquent parfaitement le manque de rapport du débat avec le sujet du référendum.

Les partisans du non soulèvent des questions très pertinentes, mais ne proposent aucune réponse adéquate. Les
partisans du oui présentent trop souvent le traité constitutionnel (TC) comme un progrès décisif et suffisant, alors
que le oui n’a de sens que s'il est suivi d’importantes révisions ultérieures. En plus, ces-derniers accusent sans
aucune justification les tenants du non d’anti-européens ou d’extrémistes.

Si Monsieur Chirac a voulu diviser la gauche avec ce référendum, il aura fait de même pour toute la France. C’est pour ces raisons que j’aimerais vous faire part, mes chers amis français et concitoyens européens, de mon analyse tout à fait personnelle.


Pour lire la suite cliquer ici!!!

mercredi, 25 mai 2005

Constitution européeenne , Constitution française ...

Bon, étant donné le niveau dégradant de la campagne de la constitution européenne, et des arguments de plus en plus ridicules de ceux qui sont contres, je vous adresse un listing de 50 bonnes raisons de dire NON… à la constitution française. En effet, vous allez pouvoir lire ce que l'on ne trouve pas dans notre Constitution et pourtant certains l'exigent pour la Constitution européenne.

Il faut vraiment relativiser sur le contenu de la Constitution européenne et voir beaucoup plus loin. Grâce à cette constitution, il sera possible de construire l'Europe que nous voulons, alors n'ayons pas peur et votons oui , un oui de l'avant !!


1) La constitution de la 5e République est ultralibérale.
2) La constitution de la 5e République n’interdit pas la peine de mort.
3) La constitution de la 5e République ne mentionne pas explicitement les droits sociaux.
4) La constitution de la 5e République ignore l’existence des services publics.
5) La constitution de la 5e République ne prévoit pas de salaire minimum.
6) La constitution de la 5e République ne fixe pas une limite au temps de travail hebdomadaire.
7) La constitution de la 5e République n’interdit pas la traite des êtres humains.
8) La constitution de la 5e République ne dit rien sur le clonage reproductif.
9) La constitution de la 5e République ne reconnaît pas le droit à avortement.
10) La constitution de la 5e République est ultralibérale.
11) La constitution de la 5e République ne fait pas référence à la Révolution française.
12) La constitution de la 5e République ne fait pas référence à quatorze siècles de monarchie.
13) La constitution de la 5e République ne fait pas référence au passé gallo-romain de la France.
14) Le mot « laïcité » ne figure pas dans la constitution française.
15) Le mot « solidarité » n’est pas cité pas dans la devise de la République.
16) Le mot « bleu » figure une fois dans la constitution française. C’est une constitution réactionnaire.
17) Le mot « rouge » figure une fois dans la constitution française. C’est une constitution communiste.
18) Le mot « blanc » figure une fois dans la constitution française. C’est une constitution non alignée.
19) Le mot « armées » est cité deux fois dans la constitution française. C’est une constitution militariste.
20) La constitution de la 5e République est ultralibérale.
21) La constitution de la 5e République ne définit pas les frontières du territoire français.
22) La constitution de la 5e République autorise l’opting-out pour l’Alsace-Moselle (régime concordataire).
23) La constitution de la 5e République ne reconnaît pas l’exception culturelle bretonne.
24) La constitution de la 5e République permet aux Corses de ne pas payer d’impôt sur les successions.
25) La constitution de la 5e République encourage le dumping social entre l’Auvergne et le Limousin.
26) La constitution de la 5e République n’impose pas l’harmonisation fiscale entre la Métropole et les départements et territoires d’Outre-mer.
27) La constitution de la 5e République ne lutte pas contre les paradis fiscaux aux marges du territoire national (Andorre, Monaco, îles anglo-normandes)
28) La constitution de la 5e République ne permet pas de lutter contre les délocalisations.
29) La constitution de la 5e République ne contre pas la déferlante du textile chinois.
30) La constitution de la 5e République est ultralibérale.
31) Le préambule de la constitution de la 4e République affirme « le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi », mais pas celui de recevoir un salaire. C’est un texte esclavagiste.
32) La constitution de la 5e République inclut en filigrane la directive Bolkestein.
33) La constitution de la 5e République n’interdit pas la corrida.
34) La constitution française ignore les produits bio et le tri sélectif des ordures ménagères.
35) Les valeurs alter mondialistes ne sont pas présentes dans la constitution française.
36) Le Sénat n’est pas élu au suffrage universel (art. 24). C’est antidémocratique.
37) Le Conseil constitutionnel peut censurer le Parlement (art. 62). C’est antidémocratique.
38) La Cour des comptes ne peut être saisie par le citoyen (art. 47). C’est antidémocratique.
39) Le Conseil économique et social (art. 69) n’a qu’un avis consultatif. C’est antidémocratique.
40) La constitution de la 5e République est ultralibérale.
41) La constitution de la 5e République ne propose pas un grand projet pour la France.
42) La constitution de la 5e République ne fera pas avancer la France sociale.
43) La constitution de la 5e République a été rédigée par un groupe de technocrates non élus.
44) La constitution de la 5e République ne peut être révisée à l’initiative populaire.
45) La constitution de la 5e République n’a pas été validée par l’Académie française.
46) La constitution de la 5e République est un recul social par rapport à celle de la 4e République.
47) La constitution de la 4e République est un recul démocratique par rapport à celle de la 3e République.
48) La constitution de la 3e République est un recul romantique par rapport à la celle de la 2e République.
49) La constitution de la 2e République est un recul moral par rapport à la constitution de la 1e République.
50) La constitution de la 5e République est ultralibérale.

Alors, avez-vous toujours envie de voter contre la Constitution européenne ? Si oui, alors vous êtes contre la Constitution française. Elle existe depuis 1958… et elle nous empêche pas d'avancer et de faire du social !!!

mardi, 24 mai 2005

Clause de défense mutuelle et OTAN

Voici une note du PArlement européen (bureau de Paris) qui vous apportera un éclaircissement sur la constitution européenne.

1. En matière de défense, l'avancée majeure de la Constitution est la clause de défense mutuelle.

Art I - 41 § 7

"Au cas où un Etat membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres Etats membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies (...)".

Pour la première fois dans l'histoire de l'UE, les Etats membres prennent formellement l'engagement suprême que constitue, pour un groupe de pays, celui d'engager des forces armées pour défendre l'un d'entre eux victime d'une agression extérieure.

Cette clause de défense mutuelle est complétée par la clause de solidarité qui prévoit le cas spécifique d'une attaque terroriste :
Art I - 43 § 1


" (...) L'Union mobilise tous les instruments à sa disposition, y compris les moyens militaires mis à sa disposition par les Etats membres pour (...) porter assistance à un Etat membre sur son territoire, à la demande de ses autorités politiques, dans le cas d'une attaque terroriste (...)".


2. Toutefois, la clause de défense mutuelle est assortie de deux considérations relatives au :


- respect du "caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains Etats membres" (Art I - 41§ 7). En clair, l'UE tiendra compte du fait qu'une minorité d'Etats membres observent, à des degrés divers, une attitude de neutralité - d'ailleurs évolutive - en matière de défense et d'engagement de leurs forces armées ;


- respect des obligations prises par une majorité d'Etats membres dans le cadre de l'OTAN (Art I - 41§ 2 et § 7) "qui reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de leur mise en œuvre". L'article I - 41§ 2 ajoute que la politique de l'UE en matière de défense "est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans le cadre (de l'OTAN)".


Sur le plan juridique, on pourra regretter que la Constitution fasse - dans sa partie I - explicitement référence à un traité intergouvernemental externe à l'ordre juridique communautaire, alors même que ce traité est susceptible d'évolutions autonomes par rapport à la Constitution. La référence à l'OTAN aurait pu tout aussi bien être déplacée dans un protocole annexé à la Constitution comme cela a été le cas pour l'Union de l'Europe Occidentale (protocole n°24).

En conclusion, les clauses de défense mutuelle et de solidarité sont - par rapport aux anciens traités - des novations fondamentales de la Constitution dont on ne saurait sous-estimer l'importance, même si elles s'inscrivent dans un contexte géostratégique donné, par nature évolutif.



lundi, 23 mai 2005

A lire !!!!


Alien nation

Half the French population is living on another planet in its resistance to the EU constitution, writes Jon Henley

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