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lundi, 21 mars 2005
Directive Bolkestein
direct_bolkstein.2.pdf
Retrouver d'ici les prochain jours l'explication de la directive Bolkestein.
En attendant je vous invite à la lire en cliquant ici.
A très bientôt,
Laurent
Mercredi 23 mars
La directive Bolkenstein relative aux services dans le marché intérieur énonce le « principe du pays d’origine » qui rend légal le dumping fiscal, social et environnemental.
Elle entend éliminer dans l’ensemble de l’Union européenne les « obstacles » à la libre concurrence dans le domaine des services. Elle s’inscrit de manière revendiquée dans la dynamique du programme de Lisbonne qui se fixait notamment pour objectif la réalisation en Europe de « l’économie la plus compétitive du monde ».
Le principe de base de la directive s’inscrit dans la continuité des traités européens, qui érigent en dogme la liberté d’établissement et de circulation des capitaux, des marchandises, des personnes et des services. Le principe est réaffirmé dans l’article 4 du projet de traité constitutionnel. Avec la directive sur les services, nous avons donc un exemple de ce que peut donner l’application dogmatique du programme de Lisbonne et une préfiguration d’une application très radicale du traité constitutionnel : la concurrence sans limite, ni condition.
Jacques CHIRAC a reçu le soutien des principaux dirigeants européens pour que la directive sur la libéralisation des services dans l'Union européenne (Bolkestein) – soit étudiée à nouveau afin d'éviter que les services publics subissent une concurrence et pour éviter le dumping social.
Alors, cessons d'avoir peur !!! et ne mélangeons pas les sujets !!
Article paru dans le "20 minutes" du mercredi 2 février 2005
« Il faut réécrire et transformer le texte »
Quelques informations sur le sujet :
Article paru dans le "20 minutes" du mercredi 2 février 2005
Anne- Marie Comparini Députée UDF, rapporteuse de la directive Bolkestein.
Que pensez- vous de la clause, si polémique, sur le pays d’origine ?
Il faut la supprimer. Elle met en danger les salariés et risque d’instaurer une concurrence déloyale entre pays membres. C e n’est pas la philosophie de l’UE.
D’une manière plus générale, j e pense que cette directive n’est pas applicable, car elle n’est pas claire : il faut la réécrire. Quels sont les points imprécis ? On ne peut même pas faire la liste des services concernés. O n sait seulement que les transports, les services financiers ou encore les services publics gratuits en sont exclus.
Le PS est du même avis ?
Non. Il souhaite l’abandon du texte, moi sa transformation.
La libre circulation des services est une bonne chose pour l’Union. Nous faisons le même constat, avec des conclusions différentes. Recueilli par V. L.
23:55 Publié dans Brèves | Lien permanent | Envoyer cette note
Commentaires
Encore un bel exemple du (dys-)fonctionnement démocratique au niveau européen que cette directive.
Outre le temps de gestation affreusement long, surtout au regard du résultat, de cette directive, on note que depuis 2003 l'ensemble de la classe politique est au courant du principe central de la directive qui est aujourd'hui remis en cause : le principe du pays d'origine.
Il aura fallu que la directive arrive en phase finale, dans un contexte de ratification constitutionnel, pour que le peuple ait vent de cette directive, qu'il se révolte (du moins en partie), et que les politiques se rappellent soudainement qu'il sont contre la directive eux aussi.
Si l'on se met à la place des commissaires, il y a quoi se taper la tête contre les murs. Alors que la directive a été approuvée dans le principe par toutes les instances démocratiques (commission, conseil, parlemement) elle est remise en cause au dernier moment et contre toute attente. Même si l'on est pas en accord avec la directive, c'est mon cas, il faut bien reconnaître qu'on ne peut pas travailler dans ces conditions.
La faute en revient à nos hommes politiques, qui se contentent de suivre l'opinion au lieu de la précéder.L'europe se construit sans les européens et l'on s'étonne ensuite qu'il se plaignent quand on leur demande leur avis. Le plus dur ne sera pas de construire l'europe politique, mais de former des politiques ayant une vraie stature européenne.
Ecrit par : David | mardi, 22 mars 2005




