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lundi, 23 mai 2005

Interview de Bernard POIGNANT

bernard_poignant.jpgBernard Poignant est député européen depuis 1999, membre du Groupe parlementaire du Parti Socialiste Européen. Il siège à la commission de la pêche ainsi qu'à celle du développement régional. Depuis juin 2004, il préside la Délégation socialiste Française. Après avoir été Maire pendant 12 ans, il est Conseiller municipal de Quimper depuis mars 2001.


Quel est votre parcours et vos fonctions ?

Membre du PS depuis 1974, j’ai accompagné son histoire, ses succès et ses vicissitudes. Parlementaire européen depuis 1999, je préside aujourd’hui la délégation socialiste française forte de 31 députés.

Comment est né votre intérêt pour l’Europe ? Quel est votre premier souvenir européen ?

Mon intérêt pour l’Europe accompagne l’adhésion précoce et progressive de ma région, la Bretagne, à cette grande aventure. Mon meilleur souvenir est ma première entrée dans l’hémicycle flambant neuf de Strasbourg le 20 juillet 1999. Voir siéger ensemble 626 députés représentant 15 pays à l’époque était émouvant.

D’après-vous qu’est ce qui va changer dans notre vie de tous les jours d’ici les prochaines années par rapport à l’Europe ?

Il est difficile d’être prophète et prétentieux d’être devin. Les décisions de l’Union européenne imprègnent notre vie quotidienne souvent sans qu’on le sache. La meilleure chose qui puisse nous arriver c’est que la paix soit toujours au rendez vous.

Que faisiez-vous en 1989 ?

J’étais député à l’Assemblée Nationale et Maire de Quimper. Je suivais en continu les évènements qui bousculaient le monde : le chute du Mur à Berlin surtout et à la fin de l’année la fuite de Ceaucescu ressemblant à la fuite du Roi à Varennes.

Que faisiez-vous en 1973 lors du premier élargissement de l’Europe ? Avez-vous été marqué par cette étape ? Avez-vous été davantage marqué par l’élargissement en 1981 et 1986 ? en 1995 ? Où sont les limites de l’Europe ?

Je trouvais et trouve normaux les élargissements de l’Union européenne. Tant qu’ils restent dans les limites que je crois sages pour cette union, je les approuve. Ces limites s’arrêtent à la Communauté des Etats Indépendants, au Maghreb, au Machrek et à la Turquie. Même si j’accepte l’ouverture de négociations, je considère un partenariat meilleur qu’une adhésion.

Qu’aimeriez-vous dire à vos enfants dans 50 ans ?

J’aurai 109 ans, ce qui me laisse une chance de dire encore quelque chose à mes enfants. J’espère alors que l’Union européenne aura retrouvé de la vitalité démographique, de la puissance dans la recherche, de l’indépendance énergétique et qu’elle se trouvera à égalité avec les grands ensembles de la planète qui se dessinent aujourd’hui : Russie, USA, Chine, Inde, Brésil. Enfin, je leur dirais : aidez l’Afrique ! C’est le continent qui mérite votre solidarité et notre intérêt bien compris est dans son développement.



22:09 Publié dans INTERVIEW | Lien permanent | Envoyer cette note

Commentaires

BonSoir,
I appreciate your european identity. I'm also a european blogger and I'd like to do something to develope our continental feeling. Something like a european bloggers net to join in. If that isn't yet: in this case I pray you to tell me where.
Au revoir.

Ecrit par : Angelo | lundi, 25 avril 2005

Please contact me to blog@laurentdelporte.com

Many thanks

LAurent

Ecrit par : Delporte | mardi, 26 avril 2005