lundi, 30 juin 2008

Sondage BVA pour Touteleurope.fr-Orange-Ouest France :

41 % des Français prêts à renoncer au traité de Lisbonne


A la veille du lancement de la Présidence française de l'Union européenne, un sondage réalisé par BVA pour Touteleurope.fr, Orange et Ouest-France fait le point sur le sentiment et les attentes des Français à l'égard de la construction européenne. Les résultats confirment un sentiment de morosité enregistré à l'échelle de toute l'Europe par le dernier Eurobaromètre.


Pour les Français, l'Europe est tout autant une source de crainte que d'espoir

33% des Français perçoivent la construction européenne comme une source de crainte, 30 % comme une source d'espoir, 37 % ne se prononcent pas. Il y a cinq ans, 61 % des Français disaient percevoir la construction européenne comme une source d'espoir.


L'Europe est attendue sur la scène internationale, moins dans les domaines qui touchent le quotidien des Français

53 % des Français se disent prêts à ce que les grandes décisions en matière de politique étrangère soient prises à l'échelle européenne. En revanche, les décisions qui touchent davantage leur quotidien (emploi, éducation, santé) doivent selon eux être déterminées par le gouvernement.


Le rejet irlandais condamne le traité de Lisbonne aux yeux d'une majorité relative de Français

Le rejet par les Irlandais du traité de Lisbonne est considéré comme une mauvaise nouvelle pour la Présidence française de l'UE par une majorité relative de Français. 41 % d'entre eux pensent qu'il faut renoncer à ce traité. Seuls 14 % souhaitent que l'on fasse revoter les Irlandais en leur proposant des adaptations au traité.


"Les Français et l'Europe" - Sondage réalisé du 18 au 24 juin auprès d'un échantillon de 996 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Résultats publiés dimanche 29 juin sur www.touteleurope.fr, www.orange.fr et dans Ouest France.

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samedi, 01 mars 2008

Interview Alain Lefebvre : Face à face Suède & France

INTERVIEW D'Alain Lefebvre
Quelle est l'image de la France en ce moment en Suède ?

La France est  très appréciée en Suède. Il y a une certaine admiration pour notre capacité à mener des débats intellectuels, et plus simplement pour la culture francaise. Il y a aussi une coopération industrielle développée, et Airbus ou le TGV font beaucouppour notre popularité.
Par contre, nous apparaissons comme un pays sans éthique politique, où l´absence de transparence permet les manoeuvres malhonnêtes, ce qui nous rend peu fiables. Enfin, l´affaire du CPE a paru complètement folle aux suédois, et l´idée que l´on puisse faire une telle réforme sans les partenaires sociaux un archaïsme digne du 19ème siècle.
Le parti social démocrate au pouvoir  a remis à l´ambassade de France une étition suédoise contre le CPE signée en peu de temps par 10 000 personnes...

Le CPE existe-t'il en Suède, ou un système similaire ? Si oui, lequel ?

Non,il serait  ici inadmissible de faire autre chose que le CPE ou le CDI et de traiter inégalement les jeunes, les vieux, les noirs ou les blancs. Ce seraqit considéré comme de la discrimination.
Un parti a proposé le CPE (parti du centre), il a  rapidement laissé tomber. par eilleurs, les 24 différents contrats francais paraissent une folie aussi pour les employeurs,  qui considérent qu le systéme francais est ingérable par un employeur, donc inefficace

Comment est perçue la mondialisation en Suède ?

C´est un fait depuis longtemps pour les pays nordiques. Les suédois ne veulent pas que la globalisation les oblige à détériorer leur potection sociale très développée: les gouvernements et les partenaires sociaux ont donc travaillé ensemble á une stratégie pour faire face à la globalisation, notamment en développant la recherche et l´innovation grâce á des programmes public/privé, l´éducation, la formation, et avec une politique de soutien des PME à l´exportation.
Au total, les suédois ne croient pas à la défense des emplois non qualifiés par des aides publiques (la France dépense 24 milliards d´euros pour les allègements de charges sociales pour les emplois non qualifiés...), mais mettent leurs moyens pour le développement d´emplois qualifiés et bien payé.
Les dernières évaluations montrent que les entreprises suédoises qui ont délocalisé ces dernières années ont créé plus d´emplois en Suéde qu´elles n´en ont délocalisé, au final.  Et les suédois s´habituent á ce que des entreprises suédoises soient rachetées  (Volvo, Scania) par des européens...

Les Suèdois sont-ils optimistes ? Ont-il un meilleur moral que les français? pourquoi ?

Selon une étude 2005 de la Fondation de Dublin, 85 % des suédois et seulement 45 % des francais sont optimistes pour l´avenir (seule la Slovaquie fait pire que la France, 24ème sur 25...). Pourtant la différence de niveau de vie moyen n´est pas si importante. Mais les inégalités sont moins importantes, il y a 2 fois plus de francais que de suédois qui ont du mal á finir le mois financièrement (12% contre 6%).
Et surtout, les suédois peuvent se montrer entreprenants, il savent qu´en cas de coup dur, leur systéme social ne les laisseront pas tomber s´ils cherchent activement un emploi et jouent le je. Comme ledisait récemment sur France Inter Magnus Falkenhed, journaliste suédois installé en France, c´est pourquoi les jeunes francais rêvent d´être fonctionnaires, alors que les jeunes suédois veulent être rock stars: de ce fait, la Suède est le 2ème exportateur de musique du monde!

Pouvez-vous nous dure quelques mots sur le développement durable en Suède ? Est-il une composante d'un modèle social ?

L´idée du développement durable est que l´on ne veut pas avoir une croissance qui aggrave la situation pour les générations futures. C´est bien sûr l´environnement, mais aussi la santé. En matière sociale, le fait de faire payer les retraites à nos enfants n´est pas non plus considéré comme raisonnable.
L´idée intéressante suédoise est que cette notion fait de la Suéde un pays pionnier, qui lance sa recherche dans des domaines qui seront bénéfiques pour l´économie et les exportations (brevets sur biodiesel,bioethanol, traitement des déchets, économies d´énergie).
Seuls les USA et le Brésil semblent avancer aussi vite. La notion de développement durable (je dirais d´ailleurs croissance durable) est appliquée dans toutes les politiques, elle est à l´origine de toutes les évolutions fiscales récentes innovantes dans le pays.

http://societesnordiques.wordpress.com/

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vendredi, 21 décembre 2007

Au 53 rue de Tocqueville, Paris 17 !!!

Bonjour,

 

Il y a quelques temps, je vous présentais Alexis KRYCEVE, d'Alter Eco. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter Guillaume HERMITTE, le fondateur de PUERTO CACAO, Atelier de chocolat authentique & équitable. J'ai fait la connaissance de guillaume dans son magasin à l'occasion d'une journée d'étude sur le développement durable.  Je vous invite à découvrir sa boutique pour y savourer un excellent chocolat chaud ou pour offrir en cette fin d'année d'excellents chocolats dans votre entourage.

LD :Quel est ton parcours et comment est né ton projet Puerto Cacao?

75f405aaf88244368a875e598afb0c3f.jpgGH: J'ai aujourd'hui 26 ans, et viens d'obtenir il y a un an mon diplôme de l'ESSEC MBA. Après y avoir passé quelques 5 ans, et fait des stages à l'étranger (Venezuela, Mexique) qui m'ont éveillé sur un certain nombre de réalités sociales inquiétantes, j'ai un jour visité une chocolaterie qui m'a beaucoup inspiré, et qui a fait naître en moi le désir de créer ma propre chocolaterie.

Dès le début, il s'agissait pour moi de mettre en place un concept et des produits encore inconnus en France, mais surtout de mettre en oeuvre une démarche de responsabilité sociale la plus complète possible. Ce qui comprenait notamment le fait de faire du commerce équitable, et d'entrer dans ce cadre en contact direct avec des producteurs de cacao pour être au coeur des problématiques concrètes du commerce équitable.

806bd8b33e6ab3dda8aad5a3600932af.jpgAu retour de ce voyage qui m'a inspiré, en avril 2005, j'ai profité de ma dernière année à l'ESSEC pour préparer l'ouverture de ma première boutique (études de marché, cours d'entrepreneuriat, création d'un business plan, levées de fonds...) et j'ai fini par ouvrir en octobre 2006 (soit 15 jours après le remise de mon diplôme et après 18 mois de préparation) ma boutique : PUERTO CACAO, au 53 rue de Tocqueville, Paris 17.

 

LD: Quel est le regard de vos clients sur votre boutique ? de vos partenaires et de vos fournisseurs?

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GH: Les clients ont un regard très bienveillant et très positif sur notre boutique. D'une part, de nombreux compliments nous ont été faits sur la manière dont nous avions réalisé un grand nombre de choses (décor, fournitures, mise en valeur des produits...), et d'autre part, nombreux sont ceux qui nous affirment que notre concept va marcher, et que l'on travaille déjà très bien. Ce n'est pas complètement, faux, même si la plupart d'entre eux ignorent tout des difficultés que j'éprouve aujourd'hui, 13 mois après l'ouverture, pour faire flotter ma barque.

Nos partenaires financiers et opérationnels les plus proches sont pour la plupart des structures fortement engagées dans le secteur de l'économie sociale et solidaire (CIGALES, Garrigue, La NEF, La Table de Cana - traiteur d'insertion) et il me semble que toutes portent sur nous un regard optimiste. Mon banquier m'a révélé dernièrement, alors que je cherche à faire financier par crédit du préfinancement de commande pour mes producteurs de cacao (soit du pur BFR et sans garantie - une hérésie pour une banque), que la manière dont les relations se déroulaient entre PUERTO CACAO et ses partenaires financiers avaient permis de tisser une forte relation de confiance. C'est agréable à entendre, et surtout, cela me laisse à penser qu'a priori ils devraient nous prêter cet argent...

LD: Comment êtes-vous  sûr d'être équitable au sein de vos fournisseurs ? J'imagine qu'au sein d'un même village vous devez faire des choix de partenaires. Il y a donc des heureux et des moins heureux...

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GH: Pour la plupart de nos fournisseurs en France, la question ne se pose que très peu dans le mesure ou nous sommes contraint de nous fier aux labels existants, essentiellement Max Havelaar.

Pour nos producteurs de cacao, nous sommes en plein dans cette problématique dans la mesure ou notre croissance va entrainer une augmentation nécessaire du nombre de participants au sein de la structure locale d'exportation de cacao. Et les critères d'acceptation de nouveaux entrants vont être délicats à peser. La confiance en la personne constitue le premiere de ces critères. La fiabilité de la personne est essentielle. De même que la qualité de son travail. Puis viennent ensuite le niveau de ses ressources des personnes, (bien que dans la zone du Venezuela avec laquelle nous travaillons il n'existe que des micro producteurs morcelés et avec très peu de ressources, ce qui en fait un critère peu discriminant) ainsi que son désir de rejoindre une structure nouvelle ou la transparence est exigée.

La présence d'une structure tierse, à but non lucratif, qui joue à la fois le rôle de contrôleur du respect des obligations des producteurs envers moi, mais aussi le rôle de coordinateur des projets de développement, me permet d'avoir plus de certitudes quant à "l'équitabilité" de nos relations.

En quoi le commerce équitable est au cœur du développement durable ?

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Le commerce équitable est une forme de commerce qui valorise la place de l'homme au sein des échanges commerciaux, s'appuie sur des mécanismes de coopération et d'accompagnement étroit avec des producteurs défavorisés de PED, et s'évertue à aller au delà d'un certain nombre de contraintes géographiques, éducatives, matérielles... tout en cherchant à respecter des mécanismes simples de l'économie de marché, à savoir compétitivité finale des prix, effort sur la qualité des produits... Par ailleurs, au delà du travail de développement social qui est mené avec les producteurs en question, les question environnementales sont aussi très souvent au coeur des problématiques de commerce équitable.

Parce qu'il s'appuie sur ces trois piliers, que sont l'économie, l'humain et l'environnement, il est un outil fondamental de la démarche globale de développement durable.

Quelle est ta définition du commerce équitable?

e3287b681adfcb30349a5af6f88f1b43.pngJ'ai essayé d'en donner des traits ci dessus mais en une phrase, "le commerce équitable est un partenariat économique, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont le but est de commercialiser des produits à la qualité croissante, et dans une perspective d'une plus grande équité dans les échanges commerciaux".

Pour toi, le développement durable, c'est une utopie, un business, ou une opération de communication pour les grandes entreprises?

Ça dépend des jours :-)

Au fond de moi, c'est une philosophie de vie (une hygiène de vie presque) qui, par un grand nombre de gestes simples, nous permettrait de générer un développement économique et social plus harmonieux et plus soucieux de la planète. Et j'insiste sur la notion de "geste simple", que ce soit ne tant que particulier, ou bien en tant que professionnel, maillon d'une structure plus importante, qui reste dans une optique de faire du business. ET d'ailleurs, pour les entreprises, je suis persuadé que le développement durable, plus qu'une contrainte, finira par être une véritable source d'opportunité commerciales.

Dans les fait, je ne peux pas m'empêcher de voir que c'est une très belle opération de comm pour les grandes entreprises. Et dans le cas de certaines, cela m'énerve profondément.

Et dans mes jours tristes (lorsque je n'ai pas mangé assez de chocolat), je me dis que c'est une utopie, qui se trouve bien loin des préoccupation bien terre à terre de tout un chacun, comme la sécurité ou la propriété matérielle.

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mercredi, 05 décembre 2007

A NE PAS MANQUER !!!

 

b1cff08ca6c80ac2beee857a7ddd9518.jpgCafé Essentiel exceptionnel, lundi 17 décembre 2007 :

Les Conversations Essentielles accueillent Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix mondialement connu, à venir partager avec vous sur le thème :

« Donner pour toi ? Pour moi ? Pourquoi ? »

à 19H30 au World Place (ancien Man Ray)

32-34, rue Marbeuf – 75008 Paris

Tarif 5 euros (une consommation offerte et possibilité de dîner sur place)

En présence d’Elie Wiesel (Ecrivain) et de Xavier Emmanuelli  (Président du Samu Social International et co-fondateur de l’ONG Médecins sans Frontières)

La conversation sera animée par Philippe Lefait (Présentateur des Mots de Minuit sur France 2)

Interludes musicaux et autres surprises sont prévus !

22:00 Publié dans AGENDA CONFERENCES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

dimanche, 07 octobre 2007

Un nouveau think-tank eurocitoyen

1c5109898a608e6252cae04e49b2c209.jpgEuroreflex est l'un des pôles d'activité des Jeunes Européens Professionnels. Positionné en think-tank eurocitoyen, ses membres sont de jeunes professionnels de divers horizons. La volonté est de mettre en valeur l'originalité de pensée de cette classe d'âge, tout en impliquant les citoyens à la construction européenne.
Il compte à ce jour 4 pôles thématiques : Environnement/Energie, Sécurité/Défense, Recherche, et Relations Extérieures.
L'objectif à moyen terme est de présenter en février 2008 des propositions dans le cadre de la préparation de la présidence française de l'Union européenne.
Les pôles sont en train de se constituer. Si tu connais des personnes susceptibles d'être intéressées, pourrais-tu leur transmettre l'information ? Il n'y a pas besoin d'être un "expert" sur un sujet. L'une des valeur ajoutée est justement d'impliquer divers profils pour enrichir le travail.
Pour s'inscrire : www.euroreflex.eu

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